Le M.E.P.R.O.G.

Mon Enfant Progresse-t-il ?

AGIR

1) Des actions concrètes à mener par les parents

Dans un État de droit, le respect de la règle de droit suppose que ses destinataires en aient connaissance, faute de quoi on risque de voir l’arbitraire s’installer.  Comment un individu pourrait-il régler son comportement en fonction de normes dont il n’aurait pas eu connaissance ?  Exercer ses droits et respecter ses obligations impliquent une information préalable, information qui est une condition de la sécurité dans les rapports sociaux.

Le vieil adage « Nul n’est censé ignorer la loi. » m’a toujours fait sourire, particulièrement dans le domaine scolaire où la foison des textes et leur complexité empêchent tout citoyen de s’y retrouver.  Très peu de personnes en fait maîtrisent l’entièreté de la législation qui régit l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles.  Certes, des experts existent mais ceux-ci son souvent spécialisés dans un domaine bien particulier.

Alors comment fait le citoyen lambda pour se retrouver dans ce dédale de textes ?

Il peut faire des recherches sur internet si tant est qu’il en ait l’accès et le matériel.  Il découvrira peut-être le site de référence : www.enseignement.be.  Mais après ?  Les informations sont bien souvent compliquées et incompréhensibles pour un public non initié.

En début d’année scolaire, les parents reçoivent également les projets (projet éducatif, projet pédagogique, projet d’établissement) et règlements internes de l’école (règlement d’ordre intérieur et règlement des études).

Tout est donc balisé, l’année scolaire peut commencer. Tout ira bien pour environ 2/3 des enfants.  Et c’est tant mieux pour eux et leur famille.

Mais ce site est construit pour les autres, pour le dernier tiers qui représente tout de même  160 000 enfants dans le fondamental ! Pour eux et avec leurs parents, il faudra aller plus loin et d’abord exploiter toutes les pistes possibles : rencontrer les enseignants, la direction, solliciter l’intervention du CPMS, consulter des spécialistes (logopèdes,…)

Et si le problème persiste ?  Si l’enfant, jour après jour, continue de s’empêtrer dans les difficultés, que faire ?

Il faut alors se poser la question : L’école respecte-t-elle les prescrits légaux qui, eux, sont là pour protéger l’enfant ?

Certes, la piste d’action évoquée ci-dessous ne sera pas la solution miracle.  Cependant elle sera efficace si utilisée à bon escient et dans un cadre bien circonscrit.

Je pars du postulat suivant :

Le fait que certaines écoles et enseignants ne respectent pas les prescrits légaux dans des domaines clairement identifiés pénalise particulièrement les enfants fragilisés de notre système scolaire.

Quels sont ces domaines ?

1°  les devoirs à domicile ;

2°  les leçons à domicile, étroitement liées à la problématique de la mémorisation ;

3°  la fréquence des évaluations ;

4° le type d’évaluation utilisé et en corollaire la suite que l’enseignant se doit d’y apporter.

Or, ces 4 domaines sont balisés par une législation claire et bien définie mais peu ou pas connue du grand public. Ce site est là pour aider les parents à réagir lorsqu’ils estiment que certaines pratiques scolaires nuisent à l’évolution de leur enfant et le dirigent insidieusement vers l’échec.

Voici comment :

Exclusivement à l’intérieur de ces 4 domaines, et à partir de situations concrètes douloureuses et injustes, vécues par les enfants et rapportées par les parents, je proposerai un courrier type à adresser aux directions d’école et aux enseignants.  Cette lettre contiendra notamment la référence et un extrait du texte légal dénonçant la pratique en porte-à-faux.

Et après, à quoi cela pourra-t-il servir ?

Tout dépendra de l’ampleur des réactions. Si un seul parent réagit, il y a peu de chance de faire bouger réellement les choses mais si de plus en plus de parents conscientisés réagissent pour faire respecter la loi, alors TOUT POURRA CHANGER.  Les écoles, les enseignants et directions en défaut seront contraints de modifier leurs pratiques de classes et d’école. Il en sera fini des devoirs et leçons à domicile qui creusent encore les inégalités sociales. Exit aussi la constante macabre, les évaluations « guillotine » et les apprentissages « tiroir » !

Alors commençons ! Les trois premiers témoignages (*) vous sont « offerts ». Ils s’inspirent de situations réelles qui m’ont été rapportées par des amis et relations.

Je compte sur vous, parents, grands-parents, pour que vous me transmettiez vos propres expériences malheureuses vécues par vos enfants et petits-enfants.

N’ayez crainte, si vous n’avez pas une bonne plume ou une bonne orthographe, je réécrirai vos textes, qui, de toute manière, resteront anonymes (sauf demande de votre part).

Pour ce faire, vous pouvez passer par la rubrique « contact » de ce site.

Les enfants en souffrance ont besoin de vous tous ! Agissez dès maintenant !

Témoignage 1 : thème : les devoirs à domicile

Ma fille a 6 ans.  Elle est en première année et éprouve des difficultés particulièrement en lecture et en écriture. Hier soir, après le goûter, elle a commencé son devoir d’écriture. De prime abord, cela paraissait simple et limpide.  L’enseignant avait préparé une feuille à 3 lignes, présentée en format paysage (comme cela les lignes sont plus longues) et mon enfant devait simplement s’entraîner à recopier le modèle présenté en début de ligne, soit des « i », des« u », des « o »,… Je sais que c’est un exercice basique et qu’il faut que les enfants s’entraînent mais…

Le problème, c’est que ma fille est très lente et gauchère, ce qui ne facilite pas son travail d’écriture. Alors, au début, pleine de courage, elle commence, munie de son crayon gris et écrit son premier « i », qui dépasse un peu, est irrégulier, va de travers.  Bref, c’est raté. Elle prend sa gomme et recommence patiemment.  Bon, en voilà un !  Mais en regardant la longueur de la ligne, je m’aperçois qu’il faudra en écrire au moins 10, et cela sans compter les autres lettres.  Mais, je ne dis rien et la laisse poursuivre.  Et ce que je redoutais est arrivé : après le cinquième « i » écrit péniblement et avec une concentration maximale, j’ai vu une larme qui coulait sur sa joue.  Elle avait compris que cela serait insurmontable pour elle.  Puis, la larme est tombée sur la feuille, humectant le papier.  S’ensuit un bon coup de gomme et …un trou dans la feuille.  Là, ce fut le débordement, la crise de larmes, la colère. Et moi, démunie et partageant sa souffrance, je ne pouvais que l’inciter à continuer car le devoir devait être terminé pour le lendemain. Ce travail lui (nous) a pris plus d’une heure trente.

Mais le lendemain, Monsieur l’Instituteur n’était pas content car il y avait plusieurs trous dans la feuille.  Ma petite fille s’est donc fait gronder pour son manque de soin ! Résultat : une gommette noire apposée sur le devoir !

►Lettre type à transmettre à la direction et à l’enseignant.  Téléchargement : ----->

(*) Témoignages 2 et 3  en construction.

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