Le M.E.P.R.O.G.

Mon Enfant Progresse-t-il ?

CERTITUDES EN QUESTION

Qu’est-ce que la constante macabre ? Le terme « constante macabre » a été créé en 1988 par Monsieur ANDRÉ ANTIBI , professeur à l’université Paul Sabatier de Toulouse et chercheur en didactique. Il signifie, qu’inconsciemment, les enseignants s’arrangent toujours, sous la pression de la société, pour mettre un certain pourcentage de mauvaises notes. Ce pourcentage est la constante macabre. Ce phénomène sélectionne par l’échec et a pour conséquence le découragement et l’exclusion d’environ 1/3 des élèves (c’est la fameuse courbe de Gauss). Ce qui est le plus interpellant c’est que cette constante macabre existe même dans une classe regroupant d’excellents élèves. En cliquant sur le lien ci-dessous, vous pourrez écouter l'interview éloquente de Monsieur ANTIBI par une journaliste française.

Cela en vaut la peine et ne vous prendra qu’une dizaine de minutes.

► Nous sommes de plus en plus isolés dans le monde dans le domaine des évaluations, du redoublement et de l’échec scolaire.

                        n’ont jamais connu ce phénomène de constante macabre et leur taux de redoublement est au plus bas, sans pour autant diminuer la qualité des apprentissages et les résultats de leurs élèves. Rendons-nous compte que ceux qui ne parviennent pas à sortir de ce mode de pensée, sont de plus en plus isolés et montrés du doigt. La Wallonie est sur la marche la plus élevée du podium de l’échec scolaire. Selon une étude récente menée par la Fédération Wallonie-Bruxelles, consacrée aux « cultures de redoublement en Europe », 46 % des élèves de 15 ans ont au moins un an de retard.  A titre de comparaison, la Slovénie, la Finlande, le Royaume Uni et l’Islande sont sous les 3%.  Ce taux est le plus élevé d’Europe et un des plus élevés du monde. C’est tout simplement honteux et insupportable (mais sans doute pas pour tout le monde).

Gardons également un chiffre en mémoire, en 2012, ce taux de redoublement a entraîné une dépense de 427,7 millions d’euros par an, soit l’équivalent de 11,5 % du budget consacré à l’école obligatoire (6-18 ans) en Fédération Wallonie-Bruxelles.

 

Lien audio : ====>>

Idées clés de l'interview

Le système scolaire en France (et aussi dans les pays francophones qui suivent le système français, notamment la Belgique francophone), est basé sur la culture de l’échec. C’est un dysfonctionnement énorme.

 

Peu importe le niveau du groupe d’élèves, ce phénomène se reproduit.

Imaginons un prof excellent avec des excellents élèves, si toutes les notes sont bonnes, le prof sera montré du doigt car cela ne fait pas sérieux, c’est culturellement impossible pour la majorité d’entre nous d’accepter que tout le monde réussisse.

 

A cause de la société, les enseignants sont malgré eux des sélectionneurs alors que leur mission est de former.

Cela pourrit le système éducatif.

Les profs sont les victimes inconscientes de la constante macabre.

 

Aux deux questions suivantes qui leur sont posées :

 

Est-ce que cette constante macabre existe ? Les profs répondent OUI à 80 %.

Pensez-vous qu’il faut la supprimer ? La réponse est OUI à 90%.

Comment arriver à quoi que ce soit, si a priori, il faut qu’il y ait de l’échec.

Cela démarre dès le plus jeune âge, dès la maternelle : dès 5 ans,

il existe des classements : acquis, en voie d’acquisition, non acquis.

 

Une question a été posée à des enseignants(es) des maternelles

Vous arrive-t-il de proposer des activités où tous les élèves vont réussir ?  Réponse NON.

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